Archives 2019

BREVE HISTORIQUE DE LA SOCIETE CIVILE DE LA RD CONGO DE LA COLONISATION A NOS JOURS

La société civile est un corps composé de plusieurs forces vives de la nation,  avec les mêmes objectifs pour l’accompagnement social du peuple, elle est un rempart d’expression libre de la population pour qu’elle se sente libre et participe au développement de la communauté et de la patrie.

Le concept «société civile » est défini de plusieurs manières et cela dépend d’un auteur à l’autre. Dans leur ouvrage Baudouin HAMULI et ali…, la société civile congolaise, état des lieux et perspectives, définissent la société civile comme tous les groupes de citoyens en dehors de l’appareil gouvernemental incluant notamment les groupes d’actions, les organismes bénévoles, les académiciens, les organisations non gouvernementales, les organismes sans but lucratif, les syndicats et les milieux d’affaires.

  1. « ensemble d’associations publiques non gouvernementales qui canalisent l’expression des différents intérêts populaires »
  2. « ensemble des organisations et des associations de diverses natures, mais sans but lucratif, qui la compose plutôt que des individus » leurs actions font partie des formes de conduite collective. La société civile congolaise est structurée en formation des volontaires et bénévoles organisées et dynamiques. Elle constitue une mosaïque particulièrement vaste et hétérogène dont les contours sont difficiles à établir, qui s’ étendent sans cesse au fur et en mesure que deux ou plusieurs individus décident d’ exercer leur liberté et le droit d’association en fondant ensemble une organisation qui leur permette de réaliser en commun leurs objectifs, conforment à la loi, et indépendamment de l’ intrusion non autorisée des pouvoirs publics dans leur fonctionnement ».

Depuis la colonisation à nos jours la société civile congolaise a joué un rôle déterminant dans la conduite des affaires publiques, d’ encadrement de la population à la base et de libération (les mouvements clandestins Kimbanguiste et Kitalawa avant l’indépendance pour revendiquer l’ indépendance et l’ auto-détermination) , rappelons-nous du groupe des élites intellectuelles de l’époque à la tête, le feu Cardinal Joseph MALULU, le syndicaliste BOBOLIKO LOKONGA, les artistes comme Joseph KABASELE alias grand KALÉ avec sa composition magistrale : « Indépendance tsha-tsha tozuie… qui revêt un caractères civique de mobilisation de la nation congolaise de l’ époque, les pionniers et précurseurs de l’ indépendance sont cités dans la chanson pour leurs rendre hommage, voilà un fait historique inoubliable et patriotique ». La société civile des années 1990 et 2000 a eu également certaines figures de proues telles que Cardinal MONSENGWO, Monseigneur MARINI, docteur NUMBI, Abbé MALUMALU,  BAHATI LUKWEBO, B. HAMULI, Norbert YAMBAYAMBA,  Madeleine KALALA, Marie-Ange LUKIANA, FAIDA MWANGILWA, Steve MBIKAYI, les nouvelles générations montantes TSHOMBELA, Dani SINGOMA, Déo KAMALIRO, Eric KAMBALE, Sylvie LUZALA et bien d’autres. Les confessions religieuses sont des piliers et maillons forts de la société civile congolaise et jouent un rôle déterminant dans l’histoire immédiate du pays. La société civile de la RDC est une véritable école de formation et réservoir stratégique pour la classe politique congolaise, elle a su jouer son rôle pendant les moments difficiles et au cours de l’histoire du pays et n’a jamais été absente au cours des tournants importants de l’histoire. La société civile de la RDC n’a rien à envier à d’autres sociétés civiles du monde, elle a déjà franchi toutes les étapes et atteint la sommité de l’imperium par le feu Président KASA VUBU.  Et a  toujours été régie par des lois pour éviter le dérapage  qui permettent à celle-ci de jouer son rôle dans la société congolaise. Nous mettons à votre disposition une série de lois qui retrace le parcours et fonctionnement de la société civile du pays de la colonisation à nos jours :

  1. Le décret du 19 juillet 1926 sur les établissements d’utilité publique dus à l’initiative privée.
  2. Le décret du 24 mars 1956 sur les coopératives indigènes.
  3. Le décret du 26 novembre 1959 sur les institutions d’utilité publique.
  4. Le décret-loi du 18 septembre 1965 relatif aux associations sans but lucratif (ASBL).
  5. Le décret-loi n°195 du 29 janvier 1999 portant règlementation des associations sans but lucratif et des établissements d’utilité publique.
  6. La loi n°004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux établissements d’utilité publique. (Cité par B. HAMULI et ali…, PP27-28)

Parmi les associations sans but lucratif, nous avons : les associations culturelles, sociales et éducatives, sportives, organisations non gouvernementales de développement, de défense des droits humains, les associations confessionnelles (religieuses ou spirituelles), féminines, les syndicats des travailleurs et employeurs, les associations professionnelles, humanitaires et philanthropiques, paysannes, coopératives, les ordres professionnels, les associations de la presse libre et indépendante, les sociétés savantes et scientifiques.

Les partis politiques sont exclus dans le rayon de la société civile selon la loi congolaise et les autres groupements qui participent à la gestion du pouvoir public et il y a une distinction nette entre le deux. Ce qui reste en commun cependant, c’est le fait que les limites et la mobilité ne sont pas figées, immuables ni mutuellement exclusives. Le passage vers l’un et l’autre n’est qu’un pas de conviction et de vision idéologique.

La loi n°004/2001 du 20 juillet 2001 tient compte de ces paramètres cité ci-dessus dans sa teneur et libéralise complètement le champ des associations sans but lucratif, et consacre la nécessité de faire participer ces institutions à la conception ainsi qu’à l’exécution de politiques publiques. Cette loi sécurise la société civile dans son ensemble malgré la rigueur de certaines dispositions juridiques de la loi.

La société civile congolaise a eu à jouer un rôle déterminant et continue à se faire remarquer en république Démocratique du Congo. Avant l’indépendance, elle était marquée par les mouvements citoyens religieux clandestins du révolutionnaire et prophète Simon Kimbangu, le Kitawala etc. l’éveil de l’élite intellectuelle va intervenir plus tard  vers la fin de la colonisation. Les mouvements citoyens n’est pas un phénomène nouveau dans la société civile congolaise mais plutôt une évolution cyclique.

La société civile a l’ obligation dans son fonctionnement de sensibiliser, organiser, mobiliser et former ses cibles (population) autour des notions d’ éducation civique, citoyenne et politique afin de développer sa conscience critique pour mieux revendiquer ses droits et liberté. Pour y parvenir seul, l’empowerment populaire permet à celle-ci de jouer son rôle de contrepoids vis-à-vis du pouvoir. Dans plusieurs pays de la planète, la société civile constitue une force motrice de changement pour des raisons de sa proximité avec la base.

 

Gaston KAYENGA

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GOMA VILLE MODELE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

La ville de Goma est le chef-lieu de la province de Nord Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo, cette ville est située à deux heures de vol d’oiseau de Kinshasa. La province de Nord Kivu est considérée comme le grainier de la république de par sa vocation agropastorale variée, le climat tempéré cohabite avec le tropical, c’est un mystère naturel inexplicable, la province est un paradoxe agropastoral et minier.  La Ville de Goma est enclavée entre le lac Kivu et les massifs volcaniques de Nyiragongo, Karisimbi, Nyamulangira encore actif, les territoires de Nyiragongo, Rutshuru au Nord et au Sud de la ville le lac Kivu et le Mont Goma. La ville est construite sur les laves (reste) du volcan, symbolisant les éruptions répétées des massifs volcaniques qui détruisent tout à son passage (maison, bâtiments etc..), à l’Est  la voisine et jumelée ville de Gisenyi (de la république rwandaise),  à  l’Ouest les territoires de Masisi et Walikale.

Les panneaux de suivi des activités du volcan sont placés aux endroits de tous les sites stratégiques et visibles partout dans la ville pour prévenir le plan d’évacuation en cas d’éruption. L’indicateur de signalisation de l’activité du volcan est jaune actuellement. La température moyenne de la ville est située entre 12° et 25° rarement elle atteint les 30°, son climat est très proche de l’occident et de même par sa production agricole, fruitière tempérée et tropicale qui fait sa spécificité.

Goma est une ville hétérogène avec une multitude de langues locales étrangères, un carrefour  d’actions humanitaires. La ville de Goma est un  centre d’attraction des affaires, un beau site touristique, pour s’y rendre, il faut se munir des vêtements chaud et léger pour prévenir les aléas climatiques, chaussez-vous en chaussures avec semelle en caoutchouc dans le cas contraire vos chaussures en cuivre crieront au secours, parce qu’il y aura un affrontement avec les pierres (laves volcaniques). La ville de Goma occupe actuellement la quatrième position au pays après Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani pourvue d’une architecture moderne. Goma est parmi les rares villes de la planète qui n’est pas traversée par une rivière, ni réseau, l’eau du voisin proche, le lac Kivu sert à tous les travaux. A moins de trente ans la ville a connu une transformation accélérée, le quartier le plus célébré et populaire de l’époque Birere est devenu un quartier résidentielle. Actuellement, la ville de Goma répond à certains standards internationaux des villes modernes. La voirie urbaine aménagée, la sécurité alimentaire garantie, environnement assaini, fruit de la contribution de la population qui balaye chacun devant sa parcelle (avenue et rue), cela est le résultat de plusieurs facteurs et forces contributives de la ville. Les habitants de la métropole sont animés de la conscience individuelle et collective pour l’assainissement de la ville, le Salongo (travail collectif) strictement respecté par tous. La sensibilisation des ONG membres du Collectif de Développement Intégré au Congo en sigle CODIC sur les déterminants sociaux de la santé est un apport à la construction de l’édifice provinciale, l’implication et attention particulière accordée à ce secteur par l’autorité de la province du Nord Kivu est un acquis majeur.

Coup de chapeau au gouvernement  de la province et du meneur de l’équipe son Excellence, Julien Paluku Kahonzia pour son leadership visionnaire en faveur de la province.

Toutefois, tout n’est pas rose à Goma  comparativement à toutes les grandes villes du monde. Elle fait face à la résistance de quelques poches  d’insécurité alors que les forces de défense et de sécurité tentent de la maîtriser. La ville possède une chaine hôtelière à la portée de toutes les bourses. Attention! Dispositifs sécuritaires à prendre en cas d’éruption du volcan Nyiragongo, attendez le mot d’ordre de l’autorité provinciale pour l’évacuation et soyez attentif au retentissement de la sirène d’alerte de l’observatoire volcanologue de Goma pour évacuer la ville et si vous êtes en retard par rapport au plan d’évacuation prenez la direction du mont Goma au Sud, site (de l’Institut Congolais de la conservation de la Nature) réservé en cas d’ urgence aux personnes vulnérables ainsi qu’ aux retardataires. Sur ce, les autorités du pays prennent les dispositions pratiques pour sécuriser la population et leurs biens. N’ayez pas peur de visiter la ville qui est un bon milieu de découverte, tout est surveillé par l’observatoire jour pour jour et heure par heure. Félicitation à l’observatoire volcanologue qui contrôle de près les mouvements des sites volcaniques de crainte que la population soit prise au dépourvu.

 

Gaston KAYENGA

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