ATELIER DE SUIVI ET EVALUATION DES ACTIVITES DU CONSORTIUM KIYO-VIVA SALUD ET LEURS PARTENAIRES LOCAUX

La tenue de l’atelier Goma à janvier 2018 entre les ONG belges (Kiyo et Viva salud) et leurs partenaires locaux (Aded, Avreo, Codic, Eds, et Ocet) dans le cadre du consortium. Il a été décidé de faire  un suivi et évaluation des activités projetées pour un délai de six mois à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud Kivu. La ville est située à l’Est de la République Démocratique du Congo, partie du pays confrontée aux différentes violations des droits humains. C’ est dans ce coin de la république où s’ est tenu du 24 -25 septembre, l’ atelier de suivi et évaluation des activités du consortium du programme, qui porte sur l’ amélioration des conditions du droit à la santé pour tous et du droit de l’ enfant.

Les points suivant ont fait l’objet de suivi et évaluation à Bukavu :

  1. L’approche du droit dénominateur commun du consortium entre Kiyo, Solidagro et Viva Salud ;
  2. La question de coordination des activités du consortium ;
  3. La planification et budget du consortium ;
  4. Les outils PME
  5. Divers (évaluation croisée et externe)
  6. APPROCHE DU DROIT, DENOMINATEUR COMMUN

Abordant le premier point, l’approche droit est basé sur les  prérogatives d’agir et de posséder quelque chose, d’ où le Droit de l’enfant (DE) est reconnu par la convention internationale de protection de l’enfant, le droit à la santé (DAS) et sécurité alimentaire est consacré par la constitution de la République Démocratique Congo à son article 47 et certains textes internationaux. Le DE, le DAS et la sécurité alimentaire sont toutes des thématiques basées sur les déterminants sociaux de la santé (DSS) donc au niveau d’opérationnalisation, l’approche droit est horizontale et dans l’application, l’approche droit est parallèle pour les partenaires au consortium suite à l’opposition opérationnelle d’aide sociale (de service direct et prévention) pour Kiyo et d’ action sociale  (auto-prise en charge) pour Viva Salud axée sur l’ empowerment, la SOM-Stratégique et la prévention. Les point de rencontre pour tous les partenaires est l’approche du droit et la prévention.

L’approche par le droit se focalise sur les facteurs sociaux, économiques, politiques de la santé et associe la santé au développement et aux mesures politiques. Ainsi, Viva Salud et ses partenaires locaux (CODIC et EDS) considèrent la santé comme une force mobilisatrice populaire du peuple pour le développement et croissance durable.

  1. LA QUESTION DE COORDINATION DES ACTIVITES CONSORTIUM

La question de la coordination du consortium se posait avec acuité dans les deux provinces, après discussion deux comités ont été mise en place au Nord et au Sud Kivu, composé de Chantal KAVONDO du CODIC comme lead et de Willy de AVREO comme adjoint, KATALIKO  d’EDS et d’Innocent d’OCET comme lead et adjoint. Ces responsables ont comme tâche, de planifier et orienter les activités du consortium dans leurs provinces respectives dans un bref délai, qui feront l’objet d’évaluation dans six mois.

  1. PLANIFICATION ET BUDGET DU CONSORTIUM

Il a été chronométré les activités dans un délai de six mois pour les quatre outils PME retenus par consensus pour la réalisation effective des résultats. Le début est prévu au mois d’octobre 2018. Ses activités sont les enquêtes de connaissance, aptitude et pratique (CAP), empowerment, sur le droit à la santé (DAS) et droit de l’enfant (DE), la capacitation des organisations partenaires locales pour mener un plaidoyer dans le cadre du consortium.

S’agissant du budget des activités, les donateurs des fonds ont souligné qu’il n’existe pas de budget additionnel pour le consortium et toutes les parties doivent réaliser les activités en utilisant les moyens mis en leur disposition dans le cadre du programme. La discussion qui a suivi ce point a été très difficile et houleuse entre les partenaires locaux des deux donateurs Kiyo-Viva Salud, la tension était vive mais tout a fini par les bons offices.

  1. LES OUTILS PME

Les outils PME sont les outils d’opérationnalisation, de suivi et évaluation du programme 17-21 pour le consortium notamment : le cadre logique, planification, résultats et indicateurs qui permettent de stimuler la gestion axée sur les résultats. Les activités retenues pour rendre opérationnel le consortium dans un bref délai sont les activités d’enquêtes CAP, empowerment, sur le DAS et DE, la capacitation des organisations locales sur le plaidoyer et la méthode de changement le plus significatif (MSC), utilisée pour l’évaluation qualitative. Tous ces outils doivent être implémentés pour l’évaluation du programme. Ces outils ont été acceptés par consensus des parties prenantes après conciliation  des  vues  excepté, le MSC qui a été mis en exergue parce qu’il faudrait d’ abord un renforcement de capacité pour les uns.

  1. EVALUATION CROISEE ET EXTERNE

Les représentants de Kiyo et Viva Salud feront l’évaluation croisée localement pour la RDC, c’est la représentante de Kiyo au Burundi et la représentante de Viva Salud le fera au Burundi en 2019.

Les partenaires au  consortium Kiyo, Solidagro et Viva Salud ainsi que leurs partenaires locaux se rencontreront à DAKAR année prochaine, pour une grande évaluation en mi-parcours du consortium et du programme 2017-2021.

L’atelier était d’une importance capitale car il a permis d’éclairer les opinions des partenaires locaux et  celui-ci a été un succès pour les participants. C’était une concertation participative des partenaires qui ont évalué le programme et échangés sur certains points qui restaient encore obscurs. Tous les participants ont eu le même entendement pour la réalisation des activités du consortium. La clôture de l’atelier s’est terminée par une photo de famille.

Gaston KAYENGA

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